Bien Public 16-05-2013 Municipales Imprimer
Jeudi, 16 Mai 2013 12:08

Municipales

Is-sur-Tille : ça se précise

Michel Maillot, maire d'Is-sur-Tille et Thierry Darphin.

À dix mois des élections municipales, à Is-sur-Tille, l’équipe sortante et l’opposition fourbissent leurs armes. Officiellement et officieusement.

Dans le grand théâtre politique, à un an des élections, certains se cachent et préfèrent avancer masqués. D’autres choisissent de charger sabre au clair. Si la politique “de la petite phrase” n’a pas encore gagné nos campagnes, chacun avance ses pions en observant l’adversaire. À Is-sur-Tille, qu’on le réfute ou non, il semble que les élections ­municipales ont déjà ­commencé.

Du côté du maire sortant, Michel Maillot, pas de précipitation. L’édile, ancien ­conseiller général, est rompu aux joutes politiques et joue la force tranquille. Il explique : « On communiquera après les grandes vacances. On est en train de composer une liste, tranquillement, sans précipitation. On se réunit tous les mois dans ce but. Il n’y a pas le feu ! ».

Le maire d’Is-sur-Tille précise « peu se soucier des calculs et des bruits qui courent ». Pour lui, tout commencera en « septembre ». Quand bien même son rival annoncé débutera avant lui les grandes manœuvres.

Du côté de l’opposition municipale, justement, on en sait un peu plus. S’il avait besoin d’avoir une confirmation, c’est bien Thierry Darphin qui mènera la liste à droite contre la liste du maire sortant, qui affiche les couleurs du parti socialiste.

Un contexte politique national sans effet ?

Derrière Thierry Darphin, aucun nom n’a été officiellement annoncé, même si celui de Charles Barrière, ­conseiller général du canton d’Is-sur-Tille, revient avec (beaucoup) d’insistance. Il s’agit d’un renfort de poids, dans la mesure où il a battu Michel Maillot dans un ­contexte politique national qui penchait plutôt en faveur de la gauche.

Même si le sort des élections locales fait souvent fi des sondages de popularité du chef de l’État et de son gouvernement, il peut l’influencer. C’est peut-être la raison pour laquelle Thierry Darphin abat ses cartes maintenant, à l’heure où François Hollande peut difficilement être plus impopulaire.

Toujours est-il que le chef de file de l’opposition a prévu de rassembler. Il annonce : « Même si la liste n’est pas encore finalisée, il y aura d’autres personnes connues du monde politique, des personnes qui se sont présentées dans le canton sur d’autres listes. On travaille sur notre projet, notamment au niveau de son financement. On ne partage pas la même vision que l’actuelle municipalité sur l’avenir du quartier Ami. Dans les semaines qui viennent, la campagne va vraiment démarrer ».

 

Publié le 16/05/2013 | Nicolas Rouillard